En voici donc un "résumé":
Une affaire "unique" en son genre a été relancée en Picardie, suite à la découverte de trois vidéos de bizutages en internat au lycée Henri-Martin de Saint-Quentin dans l'Aisne, la personne ayant déposé plainte n'est ni acteur, ni victime dans les vidéos désormais indisponibles sur le site américain "You Tube" mais souhaitait apporter une "preuve formelle" de ce qu'il se déroulait dans le lycée Henri-Martin de Saint-Quentin. Ce jeune homme se nomme Nicolas Canut, et il est en ce moment en "arrêt obligatoire" dans sa scolarité par rapport à des faits antérieures qu'il a vécu dans ce lycée (Henri-Martin ndlr). En effet, ces trois vidéos ont appuyé les dépositions et dépôts de plaintes qu'il a déposé à plusieurs reprises à l'encontre de ce lycée pour des faits d'homophobie en milieu scolaire, plus particulièrement en internat, mais aussi des faits d'harcelement sexuel et moral en milieu scolaire, d'exclusion abusive et d'autres faits passibles de fortes amendes et d'emprisonnement.
Aujourd'hui, Nicolas Canut est âgé de 19 ans, il vit dans l'Aisne, entre Saint-Quentin et Laon, et est en dépression depuis plus d'un an, suite à ce qu'il a vécu dans le lycée Henri-Martin de Saint-Quentin, Nicolas Canut a enduré de la part de ses camarades en internat des insultes, des crachas, des humiliations, des coups, et une "exclusion" de société car il a "avoué" son homosexualité en seconde. Interne en raison des problèmes qu'il rencontrait dans sa famille, Nicolas Canut preferait rester interne et se taire pendant deux ans et deux mois, de septembre 2004 à octobre 2006. Nicolas Canut a par ailleurs vécu un vrai calvaire de la part d'un élève qu'il l'harcelait sexuellement; Nicolas Canut a craqué et a souhaité parler auprès de l'Administration du lycée Henri-Martin après qu'on est essayé de lui faire boire une bouteille remplie d'urine et de sperme. Reçu le 18 octobre 2006 par différents membres de ce lycée, Nicolas Canut a été exclu de l'internat car il "gênait" le bon fonctionnement du lycée et plus particulièrement de l'internat de ce même lycée. Nicolas Canut a alors craqué, et a été hospitalisé pour des raisons encore floues aujourd'hui pendant six jours au Centre Hospitalier de Saint-Quentin.
Revenu au lycée Henri-Martin en tant que demi-pensionnaire, Nicolas Canut a continué à être la cible des élèves homophobes, régulièrement il recevait des menaces de tout genre, venant également de la proviseur-adjointe.
Nicolas Canut a quitté ce lycée en novembre 2006, sous les conseils de la Brigade des Mineurs de Saint-Quentin, qui a été saisie du dossier le 25 octobre 2006. Nicolas Canut a alors été rescolarisé deux mois plus tard, exactement le 8 janvier 2007, au lycée Louis Thuillier à Amiens (Somme) et passa ses premières épreuves de BAC. A la rentrée scolaire de septembre 2007, Nicolas Canut retourna sur Saint-Quentin, au lycée Pierre de la Ramée, mais il n'y resta que deux mois, car Nicolas Canut était devenu à nouveau la cible d'homophobes régulièrement. "Un surveillant de La Ramée disait que les pd devaient être enfermés en psychiatrie". Nicolas Canut s'inscrira au CNED (cours par distance), mais sera stoppé dans son élan, lorsqu'il a appris que le centre d'examen est le lycée Henri-Martin. Il se refuse de retourner dans ce lycée où il a vécu un vrai calvaire pendant deux ans et deux mois.
Suite à la plainte déposée le 8 mars 2008, et suite à la médiatisation des faits, Nicolas Canut a été reçu par le Rectorat le 13 mai 2008, pour évoquer les problèmes qu'il a vécu, mais aussi pour sa rescolarisation en septembre 2008.
En tout et pour tout, sept dépôts de plainte ont été enregistrés au Parquet de Saint-Quentin, ceci est une affaire délicate et qui malheureusement date. Des témoins devraient être auditionnés prochainement par la Police Nationale.
Le Proviseur niait toute implication et responsabilité depuis octobre 2006, il avait même réalisé un rapport en date du 19 octobre 2006, où il mentionnait que son établissement n'avait jamais été une scène d'homophobie en internat, qu'aucun disfonctionnement n'avait eu lieu en internat, et que Nicolas Canut mentait. Dans l'édition de l'Union, en page Région, en date du 15 mai 2008, Daniel Foucaut, proviseur de ce lycée depuis 1993, "avouait" qu'effectivement des faits auraient bien eu lieu. Stupéfaction a été de rigueur pour tout le monde, dont le Rectorat d'Amiens. D'autres propos ont été jugés de "diffamatoires" par Nicolas Canut. En effet celon Daniel Foucaut, Nicolas Canut n'aurait jamais été exclu de l'internat, mais aussi que sa belle-mère aurait signé une lettre de "démission". Il a été souligné ensuite, qu'une belle-mère n'a aucune autorité sur son beau fils dans le monde de l'Education. Daniel Foucaut souligne aussi que Nicolas Canut aurait été "provocateur", alors que Nicolas Canut ne s'est jamais affiché avec un garçon dans l'établissement scolaire en question!
Une affaire compliquée, et qui est toujours entre les mains de la Police et du Procureur de la République de Saint-Quentin.
Le Minstère de l'Education Nationale a saisi le dossier fin mars 2008, le Chef de Cabinet, Mr Teiller, assure à Nicolas Canut que le rectorat sera chargée de résoudre une partie du problème, voilà pourquoi Nicolas Canut a été reçu le 13 mai de cette année au rectorat.
Beaucoup de questions aujourd'hui sont toujours présentes, le rectorat d'Amiens ne peut y répondre car "l'enquête est en cours". Oui mais cette enquête est en cours depuis plus d'un an et demi, et l'Education Nationale ne prennait pas aux sérieux les dire de Nicolas Canut. Maintenant l'Education Nationale prend au sérieux les faits et ne peut que constater les faits.
Aujourd'hui, Nicolas Canut, attend que Monsieur le Recteur d'Académie d'Amiens, Chancelier des Universités en France, donne un avis favorable pour une rescolarisation sur Amiens.
Une affaire unique et à suivre...



