Les propriétaires sont repartis il y a un mois... très rapidement et sans "aurevoir"... Pourquoi ce départ aussi soudain? Le Courrier Picard, de Saint-Quentin (Aisne) a réalisé un article ce 24 décembre 2008.
La vie de l'Entre-deux, bar gay de la rue Kennedy, n'aura été que de courte durée. Les deux gérants ont mis la clé sous la porte il y a un mois et sont repartis en Bretagne.
L'entre-deux n'aura pas passé les trois mois d'existence. C'est par SMS que la propriétaire du fonds de commerce a appris que ses locataires, les gérants du bar gay, L'entre-deux au 136, rue du président-Kennedy, avaient mis la clé sous la porte. Enfin, en l'occurrence, sous le rideau de la fenêtre pour qu'elle puisse la récupérer. Selon les gérants, la propriétaire a été prévenue de ce départ rapide. Ce n'est pas ce qu'elle a dit aux policiers.
Car, la semaine dernière, elle a fait un acte de main courante au commissariat de Saint-Quentin stipulant que les deux gérants étaient partis sans laisser d'adresse et qu'ils lui devaient encore une ardoise de 700 euros de taxe foncière et de taxe professionnelle. « Nous ne sommes pas au courant de ça », lâche Bruno Buchon, l'un des deux gérants contacté hier par téléphone.
« Nous devons 20 000 euros »
La propriétaire a aussi dit aux policiers que les deux hommes avaient commis des dégradations, notamment sur le compteur électrique. Nous avons tenté de la contacter hier, sans succès.
C'est le 23 novembre que les deux gérants ont décidé de rentrer dans leur Bretagne, dépités de la tournure que prenait leur affaire. « Nous avons été victimes d'un boycott organisé par des homos bien installés sur Saint-Quentin. Nous ne sommes pas Saint-Quentinois, c'est pour ça qu'on ne voulait pas de nous. Il y a eu des jalousies », accuse Bruno Buchon convaincu d'avoir été lésé. « À Saint-Quentin, nous n'avons pas été soutenus. »
« Gros problèmes de santé »
Car l'établissement n'a jamais connu de grande affluence avant la disparition pure et simple de la clientèle. Pourtant, selon le gérant, le succès était mérité. « On croyait à ce projet de bar gay à Saint-Quentin sachant qu'il n'y en avait pas à 70 km autour de la ville », dit Bruno Buchon.
Mais sans argent, le projet peine à décoller. Et les gérants disent n'avoir reçu aucune aide. La note s'est alourdie. « Nous devons plus de 20 000 euros à nos créanciers. En plus, j'ai de gros problèmes de santé », poursuit Bruno Buchon.
Les gays saint-quentinois n'ont plus, désormais, que les établissements de Belgique, du Nord Pas-de-Calais ou d'Ile-de-France pour aller se divertir.
NICOLAS GOINARD
Homophobie-Picardie se désole de cette affaire... de même que le blog, future association a appris par un ancien serveur qu'il n'a jamais été payé... Des gays, malhonnêtes.
Désormais, le seul lieu "gay" de Picardie est celui d'Amiens (Somme)...
Source: Courrier Picard.